
Les oiseaux de la cédraie : mésange bleue, pic de Levaillant, pigeon colombin
Trois oiseaux qui dépendent des vieux arbres.
Dans les vieilles cédraies et chênaies du Parc National d’Ifrane, plusieurs oiseaux dépendent des vieux arbres.
Les vieux arbres, un abri
Le pic de Levaillant et le pigeon colombin nichent dans des cavités de vieux arbres : chênes, cèdres, anciennes loges de pics. Sans vieux arbres, ils n’ont pas où nicher. La mésange bleue fréquente aussi la cédraie, et les jardins autour d’Ifrane. Pour les autres oiseaux de la forêt, voir aussi les fiches de la sittelle torchepot et du pic épeiche.
Mésange bleue Cyanistes caeruleus
Comment la reconnaître
Une petite boule de plumes colorée, de 11 à 12 cm environ.
- Tête : calotte bleu cobalt lumineux, entourée d’un bandeau blanc, avec un trait noir qui traverse l’œil.
- Corps : dos vert olive, poitrine et ventre jaune vif, parfois séparés par une fine ligne sombre.
- Ailes et queue : nuances de bleu et de gris.
Où la chercher
- Dans les cédraies de l’Atlas.
- Dans les boisements de chênes verts.
- Dans les parcs, jardins et vergers près des zones habitées, comme autour de la ville d’Ifrane.
Quel son écouter
- Le chant : deux ou trois notes hautes, suivies d’un trille rapide et descendant : « tsi-tsi-tsirrriiih ».
- Le cri d’alarme : un « tcherrrt » sec et répété en cas de danger.
Une acrobate hors pair. Elle se suspend la tête en bas aux branches les plus fines pour atteindre sa nourriture.
Pic de Levaillant Picus vaillantii
Où le chercher
- Pays : Maroc.
- Altitude : entre 950 et 2 100 mètres, en montagne.
- Milieux : forêts de vieux chênes (chênes verts), forêts de cèdres, zones semi-ouvertes de montagne.
Astuces pour l’observer
- Au sol : il cherche souvent sa nourriture (insectes, fourmis) par terre, à découvert.
- Dans les arbres : il niche dans les cavités de vieux arbres, chênes et cèdres.
- Comportement : oiseau sédentaire et discret, souvent seul ou en couple.
Pigeon colombin Columba oenas
Comment le reconnaître
On le confond souvent avec le pigeon ramier ou le pigeon biset des villes. Il s’en distingue ainsi :
- Plumage : gris-bleu cendré, très uniforme, avec une tache vert métallique irisée sur les côtés du cou.
- Yeux : contrairement aux autres pigeons, l’œil est entièrement noir, ce qui lui donne un regard très doux.
- En vol : aucune marque blanche sur les ailes ni sur le cou (contrairement au ramier). Le dessous des ailes est gris clair, avec une large bordure noire.
- Bec et pattes : bec rose à la base avec une pointe jaune, pattes rouge vif.
Où le chercher
Dans les anciennes cédraies de l’Atlas et les chênaies vertes, entre 1 000 et 2 300 mètres d’altitude. Il a besoin de vieux arbres creux ou d’anciennes loges de pics pour nicher. On peut l’apercevoir en lisière de forêt, ou au sol dans les clairières.
Quel son écouter
Son chant est très différent du roucoulement à 5 notes du ramier. C’est un vrombissement sourd, saccadé et un peu rauque, proche d’un « ou-ouh » ou « hoo-oo » répété de façon monotone. Ce son grave résonne souvent dans la fraîcheur des cédraies, au lever du jour.
Craintif et discret. Il passe souvent inaperçu. Quand il se sent observé dans un arbre, il se blottit contre le tronc pour se fondre dans l’écorce.
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