Grive musicienne perchée sur une branche

Grive draine ou grive musicienne : comment les distinguer ?

Deux grives proches, mais faciles à séparer avec quelques indices.

La grive draine et la grive musicienne se ressemblent. Leur statut, leur taille, leurs taches et leur chant les distinguent.

PassereauxForêt et clairièresRésidente et hivernante

En un coup d’œil

  • Taille : la draine est la plus grande des grives (environ 27 cm), nettement plus grande et élancée que la musicienne, plus trapue et compacte.
  • Taches du ventre : rondes et très marquées chez la draine ; en forme de flèches (ou de cœurs inversés) chez la musicienne.
  • Dessous des ailes en vol : blanc chez la draine ; chamois, jaunâtre chez la musicienne.
  • Statut à Ifrane : la draine est résidente et nicheuse ; la musicienne est une migratrice hivernante très commune.
  • Chant : flûté, puissant et mélancolique chez la draine, en phrases courtes ; chez la musicienne, chaque phrase est répétée 2 à 4 fois.

Grive draine Turdus viscivorus

Comment la reconnaître

  • Taille : la plus grande des grives d’Europe et d’Afrique du Nord (27 cm environ), nettement plus grande et élancée que la grive musicienne.
  • Plumage : dos gris-brun pâle, ventre blanc crème parsemé de grosses taches noires rondes (la grive musicienne a des taches en forme de flèches).
  • En vol : dessous des ailes blanc, vol puissant et ondulant.

Où la chercher

Elle affectionne les forêts claires, les lisières et les grands arbres. Au Parc, cherchez-la au cœur des cédraies et des chênaies, dans les clairières et dans les pâturages d’altitude où elle se nourrit au sol.

Ce qu’elle mange

Régime omnivore.

  • Printemps et été : surtout au sol. Vers de terre, escargots, limaces et insectes.
  • Automne et hiver : surtout des baies, en particulier celles du gui (elle en raffole : viscivorus signifie « mangeuse de gui »), du lierre, du genévrier et de l’aubépine.

Quel son écouter

  • Le chant : mélodieux, puissant et mélancolique, en phrases courtes et flûtées. Elle chante souvent au sommet d’un grand arbre, même sous la pluie ou dans le vent, d’où son surnom de « grive de tempête ».
  • Le cri d’alerte : un crépitement sec, roulé et strident, comme une crécelle (« trrrr-trrrr-trrrr »), quand elle s’envole ou qu’elle est dérangée.

Une gardienne farouche. En hiver, elle défend son arbre à baies (du gui, par exemple) contre tous les autres oiseaux, même ceux de sa propre espèce, pour garder une réserve exclusive.

Grive musicienne Turdus philomelos

Comment la reconnaître

  • Plumage : dos et tête brun-marron ou chocolat, uniformes. Ventre et poitrine blanchâtres à jaunâtres, parsemés de taches sombres en forme de flèches (ou de cœurs inversés) pointant vers le haut.
  • Silhouette : passereau trapu, un peu plus petit et plus compact que le merle noir ou la grive draine.
  • En vol : le dessous des ailes est d’une teinte chamoisée, jaunâtre.

Où la chercher

Elle aime la fraîcheur et le couvert végétal. Dans le Parc :

  • au sol, en train de gratter les feuilles mortes des cédraies et des chênaies ;
  • dans les zones humides et boisées près des plans d’eau, comme le lac d’Afenourir ou le parc de l’Oued Tizguite ;
  • dans les parcs urbains et les jardins arborés d’Ifrane.

Ce qu’elle mange

  • Invertébrés : vers de terre, limaces, chenilles et surtout escargots.
  • Végétaux : en hiver, quand les insectes se font rares, des baies sauvages, du lierre et des fruits tombés au sol.

Quel son écouter

  • Le chant : puissant, flûté et très mélodieux. Sa particularité : elle répète chaque phrase musicale 2 à 4 fois de suite (« ruidi-ruidi-ruidi, ptit-ptit-ptit ») avant de passer à la suivante. Elle peut aussi imiter le chant d’autres oiseaux.
  • Le cri : en hiver ou au décollage, un cri bref, sec et aigu, comme un « tsic » ou un « sip ».

Une utilisatrice d’outil. Pour manger les escargots, elle saisit la coquille dans son bec et la fracasse contre une pierre plate. Les ornithologues appellent ces pierres des « enclumes ». Si vous trouvez un petit tas de coquilles brisées autour d’une pierre à Ifrane, une grive musicienne s’y est installée.

Voir cet oiseau avec Abdellah

Une sortie pour observer, écouter et comprendre les oiseaux du Parc, avec un guide qui les connaît.

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